Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Faut l'tenter !

PMS 2015 : "Décimés mais soudés"

8 Août 2015 , Rédigé par Mathieu Leonard

Chapitre 15 : Parenthèse militaire -----------------------------------------

 

3 bonnes semaines plus tard, je décide d’écrire un « pti » truc sur cette expérience militaire. Je ne pensais pas le faire, en me disant que ça n’intéressait pas grand monde.

Et puis, je le fais pour moi, pour l’entourage, et aussi pour mes camarades d’ « aventure » pour qui ça peut être intéressant d’avoir mon ressenti et mon regard sur ce stage et au pire, ça leur rappellera des souvenirs.

Donc :

Récit de ma 1ère expérience militaire : Une Préparation Militaire Supérieure (PMS)

Le but de ces stages d’une vingtaine de jours est d’initier les stagiaires, volontaires, aux comportements militaires, au quotidien et matériels associés. Ils permettent aussi d’évaluer l’aptitude au commandement pour un éventuel recrutement en qualité d'officier ou de sous-officier dans l'active ou la réserve.

Pour ma part, je partais à cette PMS pour acquérir une expérience militaire complète et de consolider mon dossier d’officier sous contrat, en parallèle de mon obtention du concours de sous-officier de gendarmerie.

C’était donc avec une réelle envie que je monte dans le train au départ de Clermont-Ferrand dimanche 28 juin dernier. 8h26, tout va bien, il fait déjà lourd. Halte à Bercy où il fait très chaud, puis métro semi-aérien (désolé pour les parisiens, je ne me rappelle plus de la ligne) qui me mène à Montparnasse, et enfin TGV direction Angers (je ne lutte pas avec les 2 mamies assises côte à côte dont une est à ma place).

Je sors sur le parvis. 15h26. Ca y est, je suis dans l’inconnu, et ce pour 3 semaines. Tout ne va être que découverte à partir de là.

Je guette un véhicule de l’armée. Rien. Je m’avance et repère 2-3 jeunes ensemble, avec des gros sacs de voyage : « PMS ? » -« Oui. »

On se rassemble donc à 5-6, dont une fille ! Et oui. Puis la « navette » (Range Rover de l’armée) nous amène au quartier Berthezène (où nous logerons les soirs) 3 par 3 (oui).

Chambres de 6. Et immédiatement, à peine les bagages défaits, une ambiance sympa. Rassemblement en cercle dans une des chambres et ça papote. D’où l’on vient, ce qu’on fait dans la vie, comme sport. Et déjà mon surnom est tout trouvé « Ironman ».

Petite présentation succincte de la PMS par le Lieutenant L. (qui nous encadre durant toute la durée du stage) et la Capitaine (qui supervise).

On dîne au mess (réfectoire) de l’Ecole du Génie à Angers (où nous serons durant les journées, pour les cours et les repas). Pas mal.

On commence à se sentir devenir des militaires, et on a hâte de quitter nos tenues de touristes (et oué, on fait tâche au milieu de tous les autres, en treillis) et de revêtir l’uniforme réglementaire, et ainsi d’être mis sur un pied d’égalité, et se ressembler davantage. Ce sera pour demain matin.

Coucher (Pour l’instant, on fait notre lit comme on veut, et peut virer la couverture à loisir).

Nuit de festin pour nos ennemis les moustiques.

Nuit non réparatrice pour nous.

Et lever 6h. Aie

  • Là il, faut savoir que depuis tout petit (où je dormais 10h par nuit et me faisais souvent des siestes de 4-5h le week end), je suis un GROS dormeur. 1ère difficulté. On s’adapte.

 

1er Lundi – Direct dans le vif du sujet

Réveil donc à 6h. Petits yeux. Mais pas de TIG (ménage) et de lit au carré pour ce matin.

Rassemblement en bas du bâtiment sur 3 rangs. Et là, alors que tout va bien, un bruit sourd contre le bitume. C’est de la chair contre le bitume. L’un de nous. B. Herczog.

« Une Herczog » (On baptisera cette chute de son nom) : une sorte de malaise vagal où le pauvre est tombé droit, raide, tête première par terre. Les dégâts sont réels. V.Lorion, PSE1 comme moi, se jette à son secours, teste la conscience. Il reprend un peu ses esprits et ne comprend pas ce qu’il s’est passé. Il s’en sort, salement amoché à une arcade, au nez et au front. Il reviendra dans l’après-midi après un tour à l’hôpital, et sera jugé inapte à continuer la PMS par les médecins. 1er départ.

Pti déj à Eblé (Ecole du Génie). L’ambiance est tendue, a fortiori.

Vient ensuite la visite médicale au Centre d’Expertise Militaire Initiale (CEMI), et en parallèle la perception du paquetage.

Une moitié, dont je fais partie, part percevoir le paquetage, c’est-à-dire tout l’équipement qui va nous être prêté durant ce stage. Je vais en oublier mais en gros, on a eu :

(Et faut imaginer tout ça en kaki/ style camouflage armée)

  • Un sac à dos (dit sac F1)
  • Une musette (sorte de sac à dos à la forme de cartable d’écolier)
  • Un duvet (sac de couchage)
  • Une tente (pour 2)
  • Une parka (qui ne fut pas très utile. On y reviendra)
  • 2 treillis, soit 2 pantalons et 2 vestes.
  • 4 T-shirt kaki (tenue) et 3 rouges (sport)
  • Un ensemble de survet (rouge et noir)
  • Un mini short de sport
  • 4 paires de chaussettes vertes (tenue) et 3 blanches (sport)
  • Une paire de chaussures montantes (type rangers)
  • Une paire de « baskets de sport » (les guillemets ne sont pas de trop. Je ne connaissais pas la marque « Patrick » et ignorais que la marque « Aigle » fabriquait des « baskets ». D’ailleurs, je ne les ai même pas enfilées. On a pu prendre nos propres baskets.)
  • Un casque de combat (et son enveloppe type camouflage)
  • Une paire de genouillères et coudières
  • Une paire de gants de combat (noirs. Cool)
  • Une popote (pas touchée)
  • Un chapeau de brousse…
  • Une ceinture
  • Un ceinturon, couplé avec…
  • …Des bretelles, sur lesquelles sont venus se greffer des porte-chargeurs (contenant les chargeurs de FAMAS(Photo)), une trousse de nettoyage
  • + Une gourde dans sa housse, un tatou (couteau suisse), des bouchons anti bruit (BAB)
  • Et enfin un Béret !

Voilà comment ça s’est passé :

Au départ, tout va bien, on est avec notre caddie (oui oui), on accepte tout sourire nos cadeaux. Et puis, au moment de partir avec tout notre barda, les encadrants nous pressent, nous gueulent littéralement dessus. Donc on fourre tout dans le sac F1, comme on peut. Evidemment, ça rentre pas tout. Ca les énerve, et ils nous font recommencer, donc vider tout le sac et refaire, en criant un peu plus. Dans la « panique », je reste calme (et oui, on ne se change pas), mais je me coupe à un doigt. Bonne petite plaie ouverte, assez profonde pour pisser et pisser du sang tant qu’elle peut.

Et c’est ainsi que sous les cris et entre les gestes confus, je parviens, en tâchant presque tous mes articles, à faire tenir le tout dans le sac et la musette.

Puis je reçois un ordre : « Allez, le trigramme » -« Le ? » -« Le TRIGRAMME, tu l’as mis ? » -« Non » -« Ba trouve la craie » Je finis par la trouver (on se la passe de stagiaire en stagiaire). Mais je ne sais toujours pas ce que c’est qu’un trigramme. J’interroge d’un regard. Et rebelote « Allez, le trigramme, faut pas 2 heures » -« C’est quoi Caporal-Chef ? » -« Le trigramme c’est la 1ère, puis la dernière lettre de ton nom, puis celle du milieu ». Oué, ok. Je m’exécute. L,D,N. Au final, la majorité des autres stagiaires ont mis la 1ère, puis celle du milieu, puis la dernière. Ce qui aurait donné pour moi : LND (Plus logique, je vous l’accorde). C’est fait, c’est fait.

Tout ça en pissant encore du doigt (dernière phalange du majeur). Impec. On vient tous de se prendre un bon gros coup de stress (pour rien). Oui car dans l’armée, « on se dépêche d’attendre ». Entendez par là qu’il fait toujours être en avance et attendre. Tant pis si avant on a fait les choses vite (et pas forcément bien).

Bref, visite médicale ok.

Midi.

Cours sur les 3 armées.

Repas du soir.

Et une fois rentré à Berthezene, la soirée n’est pas finie…

Le sergent nous montre tout d’abord, sur la place d’armes, comment ranger ses affaires dans le grand sac F1. (Ça aurait pas été plus simple de nous le montrer avant de percevoir le paquetage ? Si. Mais la simplicité c’est loin d’être la priorité dans l’armée. Et je comprends, avec le recul que j’ai maintenant, que c’était exprès pour nous mettre en situation de stress… etc…nous mettre dans l’ambiance direct…etc.)

Ensuite, on apprend à faire nos lits au carré (pour le soir : pliures spéciales et rigoureuses) et en bataille (le matin : couverture pliée d’une certaine façon, et draps roulés). Donc on le fait une fois au carré. Et vérifié par les encadrants. Puis une fois en bataille. Checké. Et une 3e fois… au carré. Validé. Il est 22h. On « nous lâche la grappe », il reste 30min pour se poser, se doucher, mettre un sms à la famille, et extinction des feux à 22h30. Réveil 6h.

 

NB 1 : J’vais essayer de passer sur les événements anodins et détailler les passages marrants ou marquants.

NB 2 : Pour la suite, quelques abréviations plus digestes : LTN pour Lieutenant, SGT pour Sergent et CCH pour Caporal-Chef.

 

Mardi 30 juin – « La sécurité prime sur… TOUT »

Yeux collés. Lumière de néon agressive. Et petite réflexion de la CCH comme quoi je ne me redresse pas assez vite pour me lever. Le réveil est donc difficile, faut le temps de s’adapter à ce manque chronique de sommeil.

Ce matin, il y a le lit à faire (en bataille) et les TIG (ménage de la chambre)

Le pti déj collé à l’estomac, on attaque un échauffement bien tonique en tenue P.O. (parcours d’obstacles) (treillis et grosses chaussures. Miam.) orchestré par le SGT B.

On découvre ensuite les obstacles bas du parcours + accent sur la sécurité (passage en barrage, réception 4 appuis… etc.). Rien à dire.

(Photo -Croquis)

Un pti cours sur l’armement et la sécurité qui s’y rapporte, avant le repas de midi.

Du pratique l’aprèm avec une démo de démontage FAMAS et l’entrainement à driller (répéter les gestes) la mise en disposition de combat (charger son FAMAS + contrôles de sécurité), et le retrait de cartouche.

Le soir, c’est rangement de l’armoire type, Ordre Serré (OS). Marche au pas.
Et bien sûr, les instructions pour le lendemain.

Contents d’être « libres » à 21h. Et oui.

Et tellement heureux que je trouve la motivation d’enfiler mes baskets, espérant aller faire un peu de frac au stade, à 2 pas du bâtiment hébergement. C’était sans compter sur les encadrants qui refusent que j’y aille (« si tu fais un malaise ou autre, t’es tout seul »). Et à 2 me direz-vous ? Non plus. Ok. Ba y a plus qu’à remonter en chambre et passer pour un con. Se désaper. Mais pas pour autant renoncer : petite séance de renfo musculaire à base de pompes et tractions, suivis par quelques-uns. Cool.

 

Mercredi - Cohésion

La cohésion est toujours aussi bonne, notamment au sein de ma chambrée. J’espère que les autres peuvent en dire autant.

Ça se passe bien, les espaces communs et le travail matinal sont partagés.

2e séance de P.O. (obstacles hauts) avec un échauffement encore plus corsé.

[ Exemples : - 10 ordres en 4 secondes : debout, couché, assis, couché, assis, debout, assis, debout, couché, couché…etc. (On est pas des chiens, mais on obéit aux ordres)

- « 2 colonnes devant moi » (Et si c’est pas assez rapide on recommence)

- Et des pompes, des abdos, des flexions

De quoi bien se réveiller. Personnellement (et je m’étonnais que certains prennent ça moyennement bien et se stressent) je vis ça assez bien. C’est ce que je suis venu chercher, et si un mouvement devient trop dur, je m’autorise à poser un genou ou à souffler 2/3 sec. C’est sûr que ça me change de mon quotidien, et sûr le moment on en « chie »un peu (surtout en treillis au soleil), mais finalement ça passe bien. Et je relativise en me disant que je ne suis pas le seul à en baver, et que d’autres souffrent encore plus que moi. ]

Des cours FEXA (Formations à l’exercice des armes) entourent le déjeuner au mess.

C’est marrant comme les repas deviennent de vrais moments attendus. Ils représentent avec le soir en chambre, les seuls moments au calme où peut se parler entre nous. Doublés du fait que la nourriture est plutôt bonne (ok, je suis pas difficile diront les gens qui me connaissent bien), ce sont des vrais repos physiques et mentaux très appréciables.

Malgré ça, la CHALEUR est omniprésente, surtout en cours où chacun s’essuie le front et les avant-bras régulièrement. On sue de partout sous nos treillis, c’est assez désagréable. La douche, ce sera pour ce soir.

Le SOMMEIL est aussi un vrai problème pour moi et chaque petite pause se transforme en micro-sieste (assis si on est autorisé, ou encore debout. Pas le choix)

L’aprèm, on apprend à monter et démonter notre FAMAS. Et on vise en position couché. Cool.

Dîner.

Et activités : au menu ce soir, montage et rangement des tentes, et O.S. Chant (on rajoute la chanson « J’avais un camarade » à la marche au pas, ce qui a pour effet de partiellement désorganiser les 3 belles colonnes par ordre du toit (les grands devant)).

 

Jeudi - Piscine

La matinée ressemble aux précédentes

Après le pti déj, on visite la branche Infrastructures de l’Ecole du Génie (Ateliers menuiserie, plomberie, méca, déco, métallerie…etc.), 2 petites heures durant lesquelles je lutte pour ne pas m’endormir… debout.

On se jette ensuite à la piscine pour un parcours aquatique bien sympa. Plusieurs obstacles dont un joli monté à la corde et cochon pendu avant de se jeter dans l’eau à 5-6m de haut. Bien fun. 3 passages, un tout nu (enfin en maillot de bain), le 2e avec le pantalon de treillis (!), et le dernier avec le treillis complet (pantalon + veste !!!). Moins facile de nager et de se déplacer aisément, mais c’est marrant. C’est pas tous les jours qu’on fait ce genre de trucs.

Un peu d’O.S., Midi, et cours NRBC (Nucléaire Radiologique Bactériologique et Chimique) instructif (Faut dire que j’y connais rien)

Le soir, le SGT B. nous montre comment remplir notre sac de campagne (on va partir le lendemain sur le terrain), et quoi mettre dedans.

 

Vendredi – 1er footing ;)

Oui, on démarre notre 1er footing (après le pti déj), mes Mizuno aux pieds, je suis aux anges. Pti 10km/h. Nickel. Puis ça ralentit un peu, puis beaucoup dans une petite bosse au retour. Je suis bien, j’en profite pour encourager ceux qui pêchent un peu plus. Un pti 40min pour faire 5 bornes ( !) et un mini renfo muscu derrière.

Seul le créneau pour se doucher (moins de 10min pour virer la tenue de course, se doucher à 6 pour 1 douche, se rhabiller en treillis et tout le barda) me semble un peu court. Et la sueur d’avant douche est de nouveau moiteur après s’être habillé en vitesse et presser. Bref. Un détail. Ce sera plus ou moins tout le temps pareil…

Après le déjeuner, on perçoit notre FAMAS et 4 chargeurs. Et Vers 17h, départ pour le camp militaire de St Jean de Linières. Les 20 bonnes minutes de trajet sont cool. Calmes. P’tite sieste je crois.

Pose du campement au pas de course. Matos, nourriture, tentes par groupe.

Cours hygiène et vie en campagne par le Chef P.

Présentation de la RCIR (Ration de combat individuelle réchauffable). Un carton contenant environ 2300kCal soit le nécessaire pour 24h. Super cool. Notamment les barres commando et les biscuits de campagne. J’aime !

La nuit n’est forcément pas excellente, à même le sol. C’est comme tout, faut s’y faire.

 

Samedi – Du footing au sprint

Ce matin, le LTN L. nous prévient : « Suite au footing d’hier on a fait 3 groupes de niveau ». Pas besoin de vous expliquer dans lequel on m’a mis avec mon surnom d’Ironman. Et s’adressant à mon groupe : « Bon les gars, ça fait 1 semaine que j’ai pas pu courir, alors ça va envoyer » « Vous êtes chauds ? » Et en chœur, « OUI MON LIEUTENANT ». Il démarre alors assez rapide, on le suit en 2 petites colonnes. Et c’est parti pour un tour de camp (5-6km) avec 4 pauses renfo muscu.

C’est parti vite, 15-16km/h, c’est dur pour moi donc j’imagine pour les autres aussi. La 1ère pause pompes fait du bien, et c’est reparti sur ce rythme haletant. Ça bouge pas derrière, ça souffre en silence. Puis au bout de 20 bonnes minutes, en légère descente, je constate que ça craque derrière. Je me retrouve seul aux côtés du LTN, tandis le groupe s’étire à quelques foulées derrière. Je suis fier, d’autant que dans un moment de mieux, je pourrais presque remettre une petite dent… pour voir. Je ne le fais, on s’arrête pour la dernière pause abdos. Et la dernière ligne droite est disputée, on sait tous que ce sont les dernière foulées et la dernière bosse se monte tout en puissance. C’est cool. Y a un bon groupe. Petits étirements en voyant arriver les 2 autres groupes.

Et après la douche, ce sont les cours pratiques, sous forme d’ateliers, qui démarrent et la valse des sigles qui s’enclenchent : PIF, VITAL, PPGARDCOCOT (oui !), FFOMEC BLOT, PADE… et j’en passe. Ces sigles ne vous disent rien, et ben pour moi (et mes camarades de la PMS, qui vont sourire et s’amuser à les retrouver), ils sont très claires et définissent des composantes comme le camouflage, la surveillance… des actes reflexes primordiaux du militaire sur le terrain.

On les note religieusement et je dois avouer que moi-même, j’ai l’habitude d’en fabriquer dès que j’ai une liste à retenir. C’est très pratique. Et marrant des fois.

On nous annonce alors que vient l’heure de l’apéro. On se réjouit. Personne n’avait entendu les guillemets à l’oral. Il s’agit au final d’un « Apéro » au sens de renforcement musculaire d’avant dîner, délivré par l’un des encadrants. Soit. On s’exécute. Et c’est parti pour quelques pompes, flexions, gainages…etc. pendant 5-10min.

Après le dîner, la douche, et on découvre deux appareils optiques de nuit, sortes de jumelles très sophistiquées, dont les prix, indécents, ne seront pas cités ici. Découverte sympa, même si elle commence à sérieusement empiéter sur ma nuit, qui sera de surcroit amputée avec les 2 pettes heures de garde !! Aie. Coucher 23h30…

 

Dimanche 5/07. Où t’es, sommeil où t’es ?

Voilà un petit cycle de sommeil que je dors du sommeil du juste, quand je suis réveillé par les camarades de la 1ère garde. 1h du mat’. Mon binôme et moi-même nous levons, nous mettons tenue (Mmmh le treillis et les chaussures montantes) et resterons éveillés 1h45 à faire le tour autour du camp, sans lumière, guettant un ennemi imaginaire. Ce sera l’occaz de faire quelques sms à la famille et amis. Oui, les journées sont très denses.

On réveille le 3e binôme et je ne me fais prier pour me rendormir rapidement (après m’être désapé)

Par chance, on est Dimanche, le réveil n’est pas à 6h ce matin. … 6h30. Ah, moins de 5h de sommeil ? Ah ? Ok. C’est le jeu.

Pti déj, et second footing avec le LTN, qui décide de partir un peu moins fort que la veille. Tant mieux. Il me dira tout de même 2/ 3 fois « Ralentissez Léonard ».

Douche.

Et 1er tir !! On passe chacun notre tour sur une petite simulation de combat où je tire 10 balles à blanc et lance une grenade à plâtre (pas très bien). Petite appréhension avant d’y aller, mais du plaisir à l’arrivée.

L’aprèm est parsemé de cours pratiques et de nouveaux sigles^^ : progression, transmission, mines et sous-munitions, désigner un objectif, avancer en trinôme…etc.)

Pti « apéro ». Dîner.

Et une moitié de la section passe en simulation de combat seul. Visage camouflé avec des peintures vert, marron et noir. (Photo) Je déteste me mettre de la crème solaire alors de la peinture sur la gueule… Je passe en dernier, à la tombée de la nuit. Grosse appréhension cette fois-ci mais tout se passe relativement bien, je me fais des amies chez les ronces, et lance une grenade vraiment pas très bien.

Douche, et coucher 00h15.

 

Lundi 6 – Nettoyage FAMAS

Réveil 6h. Il en manque encore un peu pour être au top de ma forme =)

Pti déj sur le terrain, puis rangement sac, tente, chargement du camion

Et retour sur Angers

La matinée et l’aprèm du jour sont consacrés au PSC1 (Premiers Secours Civiques). Au menu : protection, alerte, obstruction des voies aériennes, hémorragie, traumatisme (palies, brûlures), malaise, inconscience, arrêt cardiaque, RCP, Défibrillateur. Toute la panoplie du secouriste. V. Lorion (qui a secouru notre ex camarade Herczog tombé pour la France) et moi-même avons le PSE1 (diplôme supérieur) et nos quelques questions amènent la réponse : « Désolé les gars, on le voit pas au PSC1 ça ».

C’est assez ludique car le formateur qui nous fait les cours est lui-même en apprentissage et son supérieur en secourisme (le formateur dudit formateur) le reprend souvent, en le conseillant : « Non, là faut leur dire ça avant. » « Tu leur as montré ça ? ». C’est assez marrant.

Ça me fait quand même une bonne révision, malgré mes assoupissements involontaires. Mes yeux me supplient de se fermer, mais ce n’est pas le bon moment. Et je ne suis pas seul dans mon état, 2/3 camarades se sont même reprendre et mettre debout, pour éviter qu’ils s’endorment. C’est assez drôle mais ça ne m’aide pas.

Le début d’aprèm, phase post prandiale, est critique.

Mais l’activité suivante va nous réveiller, ou tout du moins nous occuper un moment. La fin du PSC1 c’est le lendemain matin, place au nettoyage du FAMAS, à cheval sur le dîner. Oui, on a commencé vers 17h30 et terminé (les encadrants ont jugé assez correct notre nettoyage pour cesser) vers 21h30. Cool ?

On est donc libérés vers 22h15 et toujours ce lever 6h.

 

Mardi 7/07 – Du bonheur à partager

Début de matinée identique à la 1ère semaine.

Re- PSC1 avec évaluations cas concrets (pratique)

Midi.

Et 2 bonnes heures de révisons. Sympa.

D’autant plus sympa la « petite virée » à la gare d’Angers, en treillis, pour aller changer nos billets de train. L’air frais du centre-ville, le parvis de la gare, le regard des gens qui se pose sur nous dès notre descente du camion. Et nous, torses bombés, fiers comme jamais de porter l’uniforme… et le béret ! (à l’extérieur). Un pti quart d’heure de pur bonheur. Les billets de train modifiés, on regagne le camion non sans nostalgie, se disant que la prochaine fois qu’on foulerait ce parvis, on aura triomphé de cette PMS. Cette parenthèse enchanteresse se referme, on retourne à nos révisions.

Vers 15h30, activité ludique qui a assurément plu à la majorité : démontage/ remontage sommaire du FAMAS, chronométré. Avec en leader, notre chef de chambrée, Monsieur S. Alingrin ! On a dû en faire 5 ou 6 et il tournait à chaque fois autour des 1’20 ‘’. Moi, je parvenais péniblement à baisser de 2’ à 1’40’’. Mais c’était sympa.

Encore un peu de drillage pour automatiser les gestes de disposition de combat et de retrait de cartouche

Et un peu d’O.S. chant. Avec le fameux « Homme ton, le ton pour le chant section » et le début de chant : « J’a-vai-s’un ca-ma-ra-DDDDEEEE » qui nous a bien fait rire (Merci l’Homme de base^^)

Dîner

Et quartier libre !!! À partir de 19h30 !! Le pied !

Petite lessive, coups de fil. Nickel. Et 8h de sommeil. Le rêve !

 

Mercredi – Un air de vacances

La matinée est dédiée à la découverte d’un robot d’observation du génie (Minirogen), puis du musée de l’Ecole du génie. Très beau et impeccablement présenté par un conservateur réellement passionné et pédagogue.

Seul petit hic de la journée, je me suis brûlé 3 doigts sur la corde du parcours d’audace en début d’après-midi. Sinon, le parcours était bien sympa (sorte d’accrobranche mais sur des structures en métal) (Photo).

A la suite, l’intervalle de temps pour monter se dessaper, prendre sa douche et se changer (6min il me semble) était à mon goût tout bonnement surhumain, la douche a donc patienté pour me voir sous ses flots. Ce le fut après l’O.S., vers 17h (créneau révisions dans nos chambres).

Là, en sortant de ladite douche, en m’allongeant sur mon plumard, je scrute le ciel par la fenêtre de la chambre. Et mon esprit divague, imaginant à travers le mur, sentant les embruns, la mer. Oui, comme si, on était un groupe de potes à commater une après-midi, au bord de la mer, en vacances, attendant l’heure tant attendue du vrai Apéro^^, suivi de son traditionnel barbecue !! Mes voisins approuvent et se verraient bien eux aussi dans cette situation à l’heure qu’il est.

On est bien. La 1ère semaine a été compliqué pour tout le monde, d’ailleurs, après le départ de B. Herczog (et 3 personnes non venues), la section de 26 a encore perdu 3 membres, sur blessures et abandon. 23 sont donc encore présents, et 3 partiront encore lors du 2e terrain, essentiellement sur blessures. On finira donc à 20. D'où notre cri de guerre qui, après plusierus essais infructueux, deviendra "Décimés mais soudés".

On est bien. On savoure chaque moment de bonheur comme celui-ci.

Dîner.

Test blanc. Test écrit de 150 questions ouvertes environ, retraçant ce que l’n a vu depuis le début, dans tous les domaines.

Puis, vers 21h, nous sommes libérés.

Et re 8h de sommeil. La folie !

 

Jeudi – Crossfit et Zodiac

Après le pti déj, c’est Crossfit.

C’est un vrai plaisir de remonter sur une selle de vélo même si ce n’est qu’un vélo de spinning et que ce n’est que pour 5min.

Puis les 12 ateliers toniques (gainage, abdos, flexions, burpees…etc) à enchainer sans repos. 30’’ sur chaque, et on tourne… et ainsi de suite. Et en tout 3 circuits (30’’, 40’’, puis 30’ au lieu des 50’’ annoncés)

C’est cardio. C’est cool. Ca souffle bien sur les pauses entre circuits. Ca transpire.

Et un petit retour au calme de fin de séance où je manque de m’endormir.

L’aprèm, c’est activités nautiques.

On nous présente 3 types d’engin de franchissement de rivière. Réellement impressionnants.

On nous apprend ensuite à monter un zodiac, le gonfler. On en prend même les commandes plus tard, après avoir ramé avec des pagaies sorties d’un autre temps (ou d’u autre hémisphère du moins), puis récupérer un moteur. Bien agréable par cette chaleur.

Un peu d’O.S. chant avant le coucher.

Et devinez quoi ?

Non, rien. 8h30 de sommeil. World record !!

 

Vendredi 10/07 – Mathieu 1-0 La fosse

Et oui. Malgré mon surnom sur les épaules et la pression qui va avec, je n’avais pas totalement réussi à sortir de la fosse (sans l’aide du LTN) le mardi de la 1ère semaine en découvrant les obstacles.

Aujourd’hui, c’était donc l’évaluation sur le parcours complet du P.O. Le but était de passer les obstacles en sécurité (le temps n’étant pas pris en compte).

Il fallait donc aller chercher 20 points (20 obstacles). Ce fut chose faite pour la plupart d’entre nous, les notes allant de 20 à … 19 !

Et j’ai donc avalé le mur d’assaut easy, puis je suis descendu dans la fosse avec la ferme intention d’en ressortir. Seul. Du 1er coup. Nickel. Bien content.

L’aprèm, on a fait des petites simulations combats sur Berthezene, puis on a chargé le camion, et on est reparti sur le terrain. Pour le meilleur et pour le pire. Pour 5 jours cette fois !

Pose du campement, puis cours du chef Pichon sur la réaction en zone minée. Intéressant même si beaucoup de trucs étaient évidents.

Et là, Miam, Mmmmh, la fameuse, la divine, la tant appréciée, une simple boite en carton bien connue des militaires, dont les 4 lettres résonnent encore dans la tête de tous : la RCIR.

Et ça s’échange les produits entre stagiaires : « Qui veut une barre commando ? » -« Oué moi, contre la pâte de fruits »… Etc. « Potage de poissons ? Pâté de foie de volaille ? » Moins de succès.

Et là, on tire la gueule chez Golf 1 (mon groupe) car on est de garde la 1ère nuit et donc la 4e. Et là, le SGT B. et une de nos camarades au bras en écharpe, le dénommé T. Frandaz, débarquent. Et à la faveur d’un tir de branchettes, où je tire la plus petite, le SGT m’annonce que T. prend ma place pour la garde de cette nuit. Dans mon corps, toutes mes cellules applaudissent et commencent à déboucher des bouteilles de champagnes, tandis qu’à l’extérieur, je souris tout juste. Je me sens un peu gêné par rapport aux autres et notamment mon binôme J. Ramaget, qui va se lever au milieu de la nuit et me laisser dormir, tranquille. Je ne fais pas prié et dort d’un sommeil profond. Merci Frandaz !

 

Samedi – « Moi, ma passion c’est… »

En début de matinée, la seconde moitié qui n’était pas passé au combat seul y file, tandis que nous, on restaure un trou militaire : recreuser, recamoufler de feuilles. Long labeur pas très équitablement partagé (et je me mets dedans, j’en ai pas fait lourd^^)

On refait un peu de terrain, et de tir à blanc en simulation de mission. On manque de tirer sur le général Alabergère qui passe nous voir.

Aprèm, idem. Ateliers et pratique terrain. Tout ça avec sur le dos le treillis, les grosses chaussures, le casque lourd (qui porte bien son nom. Non, sérieux, le 1er jour où je l’ai mis, j’avais mal à la tête au bout d’un quart d’heure. Sorte de migraine, qui s’est finalement dissipée), le brelage sur le ceinturon (gourde, porte chargeurs…etc.), la musette souvent et le FAMAS toujours. Dont on ne sépare pas pendant les 5 jours de terrain. Il est près de nous en mangeant, on l’amène aux sanitaires (mais pas sous la douce avec nous, heureusement). Une « 3e couille » diront certains.

Bref, tout un barda, qui pèse à la longue.

Et tandis que 3 camarades sont encore partis (on est plus que 20 comme je disais plus haut), on dîne. Et je passe pour présenter ma passion (mini exposé de 5min, où chacun passe et expose sa passion aux autres, allant de son métier à un sport, allant du ski joering au métal ( !) en passant par le rêve (?!?). Pour ma part, j’ai présenté le triathlon et ces différents formats. Pourquoi j’aimais ça et ce que j’avais fait.

Et la soirée était loin d’être finie.

On nous présente la mission nocturne…

On comprend plus ou moins bien l’objectif et le comportement à adopter.

Et on est lâché, par groupe, à l’autre bout du camp, nuit tombante. 22h10. Progression lente, trop lente à mon goût. On s’arrête à chaque croisement, passages en furtif… etc. On traine. On respecte tout de même le bon itinéraire. Je finis par prendre en main l’orientation et les 2 derniers points sont assez rapides, on rentre au camp à 1h10 du mat, non sans lassitude. Les yeux ruinés à percer la moindre luminosité dans cette nuit noire.

 

Dimanche 12 – Echec mission.

Coucher vers 1h45, le lever n’est pas à 6h, et on dort sans se faire prier jusqu’à 9h. Cool.

On retire quelques balles à blanc sur les missions surveiller/ appuyer.

L’après-midi, la CCH F. nous fait un cours intéressant sur les nœuds (pour ceux qui connaissent : simple, tête d’alouette, cabestan et demi, nœud de chaise, tête de chien) et nous apprend à poser une Tyrolienne (pour traverser une rivière par exemple)

On débriefe ensuite la mission de la veille. Golf 1 (Nous) et Golf 2 ont échoué : pas assez d’informations sur l’ennemi ramenées. Ce qui était l’objectif principal : Renseigner. Golf 2 ont mis plus de temps (à l’instar de nous ont perdu du temps bêtement) mais ont bien ramené des infos précieuses sur les positions et le nombre d’ennemis. GG.

On fait ensuite les exposés des séances que l’on avait préparés (je présentais un mini cours sur la tenue militaire)

Douche > Dîner > La nuit est bonne même si ponctuée par une alerte vers 2h05 du mat’.

Le CCH Z. lance une grenade à plâtre et tire quelques balles à blanc pour réveiller tout le camp. On se lève, s’habille (miam le treillis), FAMAS, et en rang. Et 10min, au milieu de la nuit, à chanter notre chant section, la voix forcément pas au top. Et on retourne se coucher après une vingtaine de minutes au total.

 

Lundi 13 (Dernière semaine !) – Bières et barbecue

Jugés pas assez réactifs, pas assez rapides durant l’alerte de la nuit, on récolte un réveil muscu dans la poussière, après avoir avalé notre petit déj.

Idem autres jours, simulations missions. 14 balles à blanc tirées.

On nous annonce un barbecue pour le soir (avec ou sans guillemets, on ne sait pas. Encore une blague, ou un vrai barbecue convivial ? On verra)

Après le déjeuner, on (G1) ramasse du bois pour le feu du soir tandis que les 2 autres groupes font les TIG sanitaires. Là, on n’est pas malchanceux.

14-16h : simulation combat G1+G3 (appui et assaut sur le village) vs G2 (postés dans le village)

On piétine pas mal dans les ronces et faisons des allers-retours pour se parler. On tire des balles à blanc sur des snipers postés sur les toits mais comme les balles n’atteignent pas, le mec ne bouge pas et, alors qu’il devrait être mort, il continue de tirer, de vivre.

Et une fois l’exercice jugé terminé, on écope d’un bon gros « Apéro » (sans vraiment de raison cette fois). Et chaque encadrant y va de son exercice (Gainage FAMAS sur le dos. Pompes sur les poings idem. Flexions avec le FAMAS sur les bras tendus devant soi). Dur. DUR. Pour tout le monde.

Puis, une fois rentré au camp (500m) en trottinant, on nous présente le rallye de mercredi matin (évaluations pratiques sur le terrain : Simulation combat en trinôme > Transmissions > Armement > Topo > NRBC)

On refait la tyrolienne.

Et ce qui a été promis arriva. Une bonne bière (la Heineken n’est pas ma préférée, je la savoure. Ça fait un bien fou, même si elle n’est pas super fraiche), puis une 2e. Et le barbeuc, agrémentée de chips, piémontaise et taboulé. Nickel. 3e binch. Le bonheur.

Seul ombre au tableau, on est de garde cette nuit, et je n’y échappe pas (Frandaz est parti). Et on a encore (Pauvre Ramaget) le créneau du milieu de la nuit.

7h30 de sommeil à partager en 3 binômes : il reste 5h de sommeil…

Et au milieu de la nuit, on est ridicule. On se sent petit. On pense à la famille. Ils dorment bien tranquille à des centaines de km d’ici. Mais on est pas seul. On partage nos ressentis sur le terrain, la PMS en général. On fait un pti sms, un pti tour sur Facebook. On passe le temps. Et on se recouche. Et on se relève. Encore.

 

Mardi 14 juillet : Feu d’artifice !

6h30.

Aujourd’hui (Après un peu d’O.S. pas terrible avant, et qui au final ne nous aura pas servi, car notre marche pendant la cérémonie du jeudi matin a changé sur le moment), c’est test écrit final (un peu plus de 200 questions) le matin (où je me débrouille pas mal à mon goût) et TIR à balles REELLES l’aprèm.

30 cartouches : 10 pour s’échauffer et se familiariser et 20 notées.

Je tombe malheureusement sur une des cibles très sombres, et le hangar dans lequel nous sommes, à le sol recouvert de sable, ce qui fait pas mal de poussière. Enfin, des lunettes de protection rayées.

Les ingrédients de mon cocktail font que je vois à peine la cible (sans rire). Donc je tire un peu au jugé. Au total, 10 sur 20. Inespéré. Tandis que d’autres font des 18, 19. Même un 20 sur 20 (29 sur 30 en fait). Mais d’autres ont galéré comme moi et n’ont pas la moyenne. Tant pis. C’était quand même intéressant comme expérience.

Un vrai feu d’artifice. Couché à plat ventre, la joue sur l’appui joue ( !), on voit les munitions du voisin sortir de la chambre. C’est cool. Et le bruit métallique et le recul de l’arme sont des sensations totalement inconnues pour moi.

Il est 17h. On rentre au camp.

Et c’est parti pour le Né, le Nétoi, le Nettoyage du FAMAS. Noooooooon. Ben si. Cette fois, c’est un peu moins long. 3 petites heures en tout (- le dîner)

Douche vers 22h.

Et 14 juillet oblige, petit pot. Rapide. Une binouze. Et hop. Au lit. Dernière nuit. Et pas de garde^^

 

Mercredi (Avant dernier jour) – Opportunisme

Le rallye se passe très bien, notamment en simulation combat avec mes deux compagnons de trinôme, L. Michalak et, mon papa de circonstance, S. Alingrin. Une petite faute en topo et un NRBC pas magique (mais désastreux pour beaucoup / ou noté sévère ?). Plutôt content.

Ca marque surtout la fin des éval. Dernière ligne droite. La cérémonie demain et

A midi, on nous donne des rations 1 repas à foison (il en reste et on les ramène pas)

On mange donc bien à notre faim, même plus. Et les intéressés, Les 2 autres (qui se reconnaitront) et moi, on se partage les plats rechauffables, les compotes, les terrines, les sachets de thé, de café, les mini réchauds, les cubes allume feux… et tout ce qui compose les rations 1 repas. Seuls intéressés (les autres s’en foutent), on amasse pas mal de nourriture, qu’il faudra ensuite porter.

Départ pour Angers, une fois le campement défait, et le camion chargé. Ce voyage a un goût de délivrance, bientôt la fin et ça se sent. Les sourires sont sur les visages. Ca fait même des photos dans le camion^^ (Photo)

Rangement matos, puis quartier libre

Diner

Et re quartier libre

Le LTN nous reçoit tour à tour dans son bureau pour recueillir nos impressions sur cette PMS, et nous donner nos résultats écrits et pratiques, ainsi qu’une note d’attitude, établissant au total un classement. Il me félicite pour mes évaluations et me confie que je finis major de la PMS. Grande fierté intérieure, mais je n’en montre pas trop. Je remercie et confie mes ressentis concernant cette PMS. J’appelle ensuite mes 2 parents, très heureux et fiers. Et je remonte dans ma chambre, et chacun demande aux autres leur classement, cherchant ainsi le major. Je leur dis « top 3 » dans un 1er temps, attendant que tout le monde soit passé voir le LTN. Mon papa de substitution est 4, T. Collin 5. De très bons résultats dans notre chambre et dans Golf 1. Je les félicite.

Et puis, ça finit par se savoir. Je suis major de la PMS. Ca y va des félicitations, je remercie. Je suis fier bien sûr, mais je sais que les top 3 et même le top 5 n’a pas dû se jouer à grand-chose. (Et même, j’espère que le 3/20 de mon dauphin, V. Massardier, ne le fait pas passer 2e. (Ses œilletons et guidons étaient défectueux sur le tir à balles réelles))

 

Jeudi 16/07. Du sérieux à la débauche

Le matin, vous l’aurez deviné, c’est O.S. On répète notre cérémonie sur la place d’armes de l’Ecole du Génie. Les manœuvres sont plus simples et moins longes que prévu, c’est aussi bien.

On se pose ensuite au mess une petite heure en attendant.

Puis vient l’heure de LA Cérémonie. (Photos)

Il s’agit d’une cérémonie où le général sortant cède sa place à un autre général, lui confiant donc la direction de l’Ecole du Génie.

Et pendant cette cérémonie, on nous remet les insignes de la PMS (ce sera pour ma part le général A. en personne qui viendra m’accrocher l’insigne à la poitrine) (Photos)

On est donc au garde vous pendant près d’une heure. Il fait chaud, mais supportable. On est fiers, torses bombés. On défile, les insignes nous sont remis. Je discute avec le général, lui confie mes impressions sur le PMS et mes vœux concernant mon avenir professionnel.

A midi, à la suite de la cérémonie, et des discours : c’est buffet !!!

Et là, le respect et le sérieux sont partis ensemble en vacances. Tout le monde profite, coupette de champagne dans une main, petit four/ canapé dans l’autre. La nourriture est délicieuse, et une fois le champagne frais débouché, c’est parfait. Grande liesse, des sourires, des discussions. On continue de me féliciter. Mon surnom d’Ironman a laissé place à celui de major. J’aime bien aussi^^

Une fois bien repus, et enivrés, en début d’aprèm, on restitue le paquetage (on garde tout de même quelques articles : les chaussettes et les t-shirts, les baskets Aigle (laissées à un camarade) et surtout le béret !!! avec l’insigne de l’Ecole du Génie. Très bon souvenir.

Rangement du matos et des chambres à Berthezene

Je rends en parallèle une petite visite à la Capitaine, qui supervisait cette PMS. Elle m’a convoqué pour avoir mes ressentis sur la PMS, savoir ce que j’allais faire à l’avenir…etc.

Les sacs sont donc bouclés vers 17h30 (le mien est lourd avec les rations récupérées ;)

On est de nouveau sur le parvis de la gare à 18h. Lâchés. Libres. En tenue civile (t-shirt, short, tongs pour ma part) !!! Le pied !!

On dit au revoir à ceux qui prennent le train dans la foulée, et se pose au pub vers 19h30 après un pti tour en ville : OKLM.

Pti selfie. (Photo). LE BONHEUR. Les pintes (j’paye ma tournée de major !^^)

Pti resto à 5 : L.M. Nolin (qui nous accueille pour la nuit), T.Collin, E. Van de Wiele, et « mon papa » S. Alingrin. On est bien. Tout va bien.

On rejoint ensuite 3 camardes et le LTN qui nous a réservé la salle d’un bar australien, et les consommations qui vont avec. Grand prince. On se fait pas prier. La débauche est en marche.

Et vers 2h, en rentrant chez L.M., je fais tomber mon portable (vitre fissurée, tant pis), tandis que S. Alingrin tente de ramener E. Van de Wiele, bien aviné, qui monte sur les voitures et titube allégrement. On est bien amochés, mais la nuit est bonne.

 

Et le vendredi, c’est retour en train.

On se fait un pti déj à la française en terrasse devant la gare.

Et le retour par les rails se fait sans encombre malgré la surprise d’un Saumur-Tours en autocar. Puis Nevers et Clermont. Un autre homme rentre chez lui.

J’étais déjà quelqu’un de patient, et je me suis encore endurci, capable de supporter bien des frustrations, bien des douleurs et des lassitudes.

Je venais chercher une expérience militaire, je suis reparti avec bien plus. Une aventure humaine, des super potes, des connaissances et des comportements spécifiques. Et bien plus.

 

Voilà, j’ai encore pas su faire court et synthétiser tout ça.

Bravo à ceux qui sont arrivés au bout de ce récit.

Je conclue en faisant un petit bilan du positif et du négatif concernant cette PMS. Je l’avais écrit en live à la fin du stage. C’est sûrement très subjectif et sujet à débat. C’est juste mon point de vue.

Je commence par le négatif :

  • La plaquette d’informations avant la PMS est trop succincte. Il faudrait préciser les horaires d’arrivée à la PMS et le jour de départ et un ordre d’idée de l’heure de fin, l’équipement à apporter, les « libertés », les « choses interdites » (type alcool et autres)
  • La rigueur de l’encadrement est à mon goût trop rapide et brutale. La plupart d’entre ne connaissait rien du militaire et peuvent être choqués d’entrée de jeu (même pour moi, ce fut dur les 4-5 premiers jours)
  • C’est du volontariat (on ne nous oblige pas à venir faire une PMS mais attention, ça peut en dégouter certains de l’armée
  • Un encadrement un peu lunatique : sympa un jour, puis hyper sévère le lendemain. Après avec le recul, ça fait sûrement partie du « jeu ». Le but est de nous surprendre pour qu’on s’adapte en permanence.
  • Dans le même ordre d’idée, les contre-ordres entre encadrants sont assez déstabilisants (ex : « ne vont aux toilettes que ceux qui veulent » (le matin sur le terrain) et 2min après, quand tu prends ton pti dej tranquille, au final c’est « tout le monde y va ». Et tu es coupé en plein repas, et tu dois te presser…)
  • Un emploi du temps en peu trop dense, je pense. Il faudrait peut-être aménager plus de petits temps de pause dans la journée et de quartiers libres le soir.
  • Enfin, très personnellement, je pense qu’il n’y pas assez de sommeil au total. Notamment les 10 premiers jours. Ce qui engendre une réduction de la lucidité et de l’efficacité dans la journée, et donc une baisse de rendement. Et également une augmentation du risque de blessures (et pour preuve, elles ont été nombreuses)

 

Le positif :

  • La prise en charge/ L’encadrement. Très peu de moments de flottements. C’est clair, c’est cadré. C’est ce qu’on est venu chercher. Et les journées du lendemain sont bien expliquées la veille.
  • Les repas (oui, j’aime beaucoup manger). Le mess : +++. Les RCIR : +++. Les RIE (rations individuelles réchauffables- 1 repas) : ++
  • L’hébergement : +
  • Les séjours sur le terrain. Du concret, de la pratique. (Mais attention au sommeil, notamment avec les gardes)
  • Le tir balle à blanc et balles réelles + grenades ? Très cool
  • Les activités ludiques : P.O., parcours d’audaces, engins aquatiques et zodiac, parcours aquatique piscine, visites infra et musée.
  • Les cours : +++. Intéressants et porteurs de sens ?
  • Un bon système d’évaluation (même si quelques-uns peuvent se sentir lésés sur la note d’attitude. Moi, évidemment, je ne m’en plains pas)
  • La sécurité (rabâchée, mais c’est important) (un peu trop prépondérante à certains moments : footing et P.O. notamment)
  • Les efforts d’organisation (travail de l’ombre) : les réservations de salle, de matériel, de campement, le linge (lavage treillis en milieu de séjour)

 

Tout ça pour dire que l’expérience fut hyper enrichissante. Je conseille à tous ceux qui sont intéressés par les métiers de l’armée de terre de participer à un PMS, ou à défaut une PMD.

Ça ne coûte rien, c’est le cas de le dire.

Et ça apporte beaucoup. Je pense être bien tombé à Angers. Avec une équipe d’encadrement compétente qui a tout mis en œuvre pour nous apporter un maximum de connaissances et de pratique, avec un stage très dense. Bien organisé, bien encadré, la cohésion était elle aussi parfaite. Je suis tombé sur un groupe de mecs (et de filles) fiables et super sympas.

Merci à tous (aussi bien les encadrants que mes camarades de PMS) et félicitations aux « finishers » (comme on dit dans le milieu sportif).

 

Voilà ce récit terminé.

Le prochain épisode sera dédié au récit de l’Ironman de Vichy, le 30 août. Il s’agira là d’établir un 1er temps de référence sur un Iron plat, et pourquoi pas aller disputer la victoire familiale avec mon père, qui m’accompagne comme très souvent.

Bonne fin d’été à tous.

PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"
PMS 2015 : "Décimés mais soudés"

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Duc 30/06/2016 22:36

On peut ramener son pot de nutella ? :D

DUC 12/06/2016 21:25

Salut, félicitation pour ta PMS :) Je vais également en faire une en juillet. J'ai une petite question en lisant ton article, vous avez fait que 3 footings pendant votre PMS ?

Mat 13/06/2016 10:53

En tout, on en a fait 4 ou 5 je crois. Les premiers à allure cool (on s'adapte au niveau des moins forts) et ensuite par groupe de niveau, notamment sur les lieux de bivouac.