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Faut l'tenter !

Jamais sans objectif.

11 Janvier 2014 , Rédigé par Mathieu Leonard

Chapitre 4 : Fuir la routine... --------------------------------------------

Difficile de reprendre goût à la vie de tous les jours après un si beau week end, déconnecté de la société et des soucis. Seule réjouissance, monter en grade niveau confort et trouver son lit plus confortable que la dernière fois.

Bref, le mois de mai se poursuit, et une fois les exams passés, quelques nouveaux trails… Oui j’ai fait pas mal de trails (une bonne quinzaine je pense) pendant ces 10 mois (sept – juin) en Savoie, tout simplement car ils sont très nombreux et les terrains de jeu ne manquent pas, tout comme mon envie de découvrir de nouveaux coins.

Vient ensuite 3 jours autour du lac de Paladru sous forme de stage de triathlon, avec mon père. L’ambiance est bonne et les repas hyper copieux, presque trop. Du coup, 300km de vélo mais pas un gramme de perdu sur la balance^^

Encore un pti trail dans les Belledonnes, sur lequel je teste les mollets de compression. Mauvaise idée, au bout de 2km de montée sèche, mes mollets sont détruits, j’ai l’impression qu’ils sont serrés dans un étau et que le sang ne remonte pas. Déjà en queue de peloton, je m’arrête enlever les chaussures, puis ses salop*** de compression tant bien que mal, puis remettre les chaussures. Pas bien plus soulagé, mon retard sur les autres coureurs vient de gagner 2 bonnes minutes. Tant pis, j’ai pas le choix de toute façon. Je m’accroche tant bien que mal dans la longue montée jusqu’aux crêtes enneigées à 1700m d’altitude. Un bon ravito et un passage sur les crêtes splendide, une sensation de solitude et d’éternité, tout est blanc et c’est une crête à 1900m (première pour moi et altitude inédite aussi) où je ne me sens plus fatigué, mes jambes se lancent toutes seules en avant, pour aller plus vite en voir plus. Début de redescente et un ravito dans la neige où je remercie les bénévoles qui ne doivent pas avoir chaud. Puis longue descente jusqu’à l’arrivée ou je vais suivre avec mon Garmin la perte d’altitude et la trouver interminable. 15km de descente, les 5 derniers sont tout bonnement un supplice quand à chaque impact, le quadri sollicité hurle de douleur et se contracte en brûlant. A l’arrivée, la même sensation qu’à la fin d’un marathon, le physique en a pris un sévère coup.

3 jours plus tard, il n’en est rien, et je pars faire L’Infernale en Auvergne avec mon père. Le nom est évocateur et il traduit bien l’enfer qu’endurent certains sur ce type de course. 12km parsemés d’obstacles en tour genre (traverser de mousse, sauter par-dessus un brasier, ramper dans la boue ou dans des tunnels, escalader des plaques en bois ou des échelles de cordes…). Un régal pour ceux qui ont ce grain de folie et courent avec le sourire tout du long, mais plus ou moins « infernal » suivant le passé de coureur de l’individu : c’est un poil plus exigeant que 12km sur la route. Pour preuve, mon père et moi étions parvenus à faire la course dans les 100 premiers pour éviter d’attendre aux obstacles, on termine en 1h35 tandis que les derniers en plus de 3h30… En résumé, ambiance et buvette d’après course au top, si bien que la voiture a été ramené coopérativement, mon père au volant et moi en copilote, lui annoncant les virages comme en rallye : droite 3, dans gauche 4, dans long droite 1, sur carrefour…

Après ces réjouissances, place au sérieux car dans 4 jours, c’est le CRPE, traduisez Concours de Recrutement des Prof des Ecoles, du moins les écrits. Je suis envoyé à Valence, où je fais une petite sortie course à pied le soir du 1er jour (jeudi soir), malgré la chaleur, histoire de décompresser, sur les bords du Rhône, et visitant donc l’Ardèche au passage^^. Une décompression, j’en avais prévu une de taille le samedi (lendemain du 2e jour de concours), symbolisant mon 3e marathon si j’ose dire, puisque les 2300m de déniv vont m’en faire gaver comme deux. Le Maratrail de Faverges va donc devenir la course sur laquelle j’ai couru le plus longtemps, sans autre interruption que les ravitos. Soit 6h20 d’effort, un vrai défi ! J’vous passe les détails du très joli parcours autour de la station de la Sambuy, même si la fin de course est mentalement compliqué lorsque mes pieds sont littéralement en feu durant les 2 derniers kilomètres sur le bitume. Une bonne demi-heure allongée sur l’herbe à l’arrivée pour constater l’ampleur des dégâts sur le corps : les quadri qui zèbrent, pas loin des crampes je suppose. Et des courbatures sur tout le corps le lendemain, notamment aux épaules dues au port du camelback.

Décidément, j’ai peu le temps de souffler même en vacances puisque le lundi, je pars à Londres avec cinq camarades de la promo. Les débuts laborieux (François qui avait oublié sa carte d’identité chez lui, et moi qui laisse mon couteau suisse dans ma poche) nous font adorer la suite. En effet, outre la surprise d’une auberge de jeunesse atypique, le reste du séjour sera royal ! Visites la journée, fish and chips (voir photo) et bières le soir. Pas besoin de préciser demi ou pintes au pub, c’est parfait. Bref, de super souvenirs avec un patron du pub extra et un Français barman d’une sorte de boite : Eddy, qui nous offre une assiette de tapas à la première commande, puis nous raconte comment il s’est installé à Londres et a fait son trou en se sucrant sur les client(e)s anglais(es) prêt(e)s à payer les cocktails 14€. Un séjour encore mémorable grâce à Francois et aux filles, qui nous ont supporté, même quand on rentre bourrés et qu’on parle fort pendant une demi-heure dans le dortoir.

A peine revenu, l’envie de mon père de venir rouler dans les Alpes me contraint à monter en selle et lui faire découvrir Savoie et Haute Savoie par deux journées bien sympa (une première boucle entre deux lacs en passant par le Revard et le Semnoz au départ de Grésy s/ Aix, et un seconde au départ de Faverges empruntant le Col de la Croix Fry (photo) et le Col des Aravis). On poursuit sur notre lancée avec de deux jours en Auvergne (une en Montagne Bourbonnaise, et l’autre autour de Clermont et sur les volcans). Au total, on est pas peu fiers de calculer nos quelques 18h20 à pédaler, pour 404km et 7300 de D+

Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’à la blessure !...

...explications au prochain chapitre

Jamais sans objectif.
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